TCHERNOBYL FOREVER – 2016

COUV-FOR-SDN

EDITION:

TCHERNOBYL FOREVER / Carnet de voyage en enfer de Alain-Gilles Bastide

Format: 22 / 16 cm • 112 pages • Disponible depuis le 7 mars 2016 ICI:

http://www.lesmutins.org/tchernobyl-forever-carnet-de

http://boutique.sortirdunucleaire.org/15-livres

Un extrait du livre est visible au format ebook ICI: https://issuu.com/tchernobylforever/docs/tf-extrait

 

ESPERANTO  / LANGUE MAYA / ANGLAIS / ESPAGNOL / ALLEMAND / ITALIEN

Tchernobyl Forever à été consulté sur ISSU plus de 10.000 fois dans ces versions traduites. Il a été vu et lu dans le monde entier, excepté quelques pays d’Afrique.

TCHERNOBYL FOREVER a été adapté au théatre par Stéphanie Loïk (Metteur en scène de l’oeuvre de Sveltana Alexievitch / prix Nobel de littérature 2015). Produit par la Scène Nationale de La Martinique ATRIUM et le Théatre du Labrador. La 1ère mondiale à eu lieu le 18 mars à Fort-de France.

Les comédiens de TCHERNOBYL FOREVER: Elsa Ritter / Vladimir Barbera / Aurore James

Les comédiens de TCHERNOBYL FOREVER: Elsa Ritter / Vladimir Barbera / Aurore James

 

 

 

 

 


 

Le spectacle sera joué à Paris du 26 au 30 avril 2016. Tous les détails et RÉSERVATIONS ICI: https://issuu.com/home/statistics/publications/dp.tf.ok

TF-THEATRE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo: Patrick Dewarez / Spectacle Tchernobyl Forever / Anis Gras – 26 avril 2016

 

 

LES CRITIQUES UNANIMES SALUENT TCHERNOBYL FOREVER: (Voir ci-dessous)

« Tchernobyl forever » : un oratorio mécanique  Pari risqué, pari réussi. Par Selim Lander (Mars 2016)

Comme toute pièce militante Tchernobyl forever n’aboutira pas à grand-chose de plus qu’à émouvoir les spectateurs et peut-être à convaincre une poignée d’entre eux à s’engager. Stéphanie Loïk, à la mise en scène, et ses trois comédiens (deux comédiennes, Aurore James et Elsa Ritter, et un comédien, Vladimir Barbera) ont tenu et réussi le pari de nous captiver du début à la fin sans jamais déroger aux figures posées dès le départ. Le texte le plus souvent réparti en brèves séquences entre les trois interprètes, parfois dit à l’unisson, avec quelques chants (en russe) a capella, l’intervention sporadique d’une bande son diffusant une musique sentimentale (et russe encore), un travail discret sur les lumières en l’absence de tout décor. Idem pour la gestuelle stéréotypée qui reste la même de bout en bout. On aurait pu croire que les déplacements décomposés, semblables à ce que certains robots vaguement humanoïdes sont capables d’effectuer de nos jours, ces mouvements toujours les mêmes des bras avec la main tendue, finiraient par lasser. Or il n’en est rien, on reste fasciné jusqu’au noir final.

Le texte est suffisamment fort, il est vrai, pour passer sans artifice et l’on ne manque pas de s’interroger : une telle « mécanique » est-elle véritablement un plus, sur le plan simplement formel ? Question qui restera sans réponse tant qu’on n’aura pas assisté à une mise en scène plus « naturelle » du même texte. Autre question : quel sens la metteuse en scène a-t-elle voulu donner à ses robots humains ? A-t-elle voulu souligner ainsi ce sur quoi nous avons insisté jusqu’ici, sur le constat de notre incapacité à nous comporter collectivement (au plan individuel, ce serait également à voir) comme des individus libres et responsables, que nous nous laissons guider comme des machines par des « colosses » (ici le « complexe militaro-industriel ») qui ne tiennent pourtant debout que parce que nous n’osons pas donner la poussée suffisante pour les faire tomber ?

Faute de pouvoir également répondre à cette question, on ajoutera simplement que, loin de retomber à force de jouer toujours sur le même registre, la tension monte au contraire avant la fin, lorsqu’est évoqué le sort des enfants malformés du fait des radiations reçues par les parents, non seulement parce que le sujet est particulièrement poignant mais encore parce que la diction des comédiens, toujours impeccable mais généralement neutre, se fait alors plus dramatique.

Pour finir, on ne peut que déplorer – mais sans doute ne serons-nous pas le seul dans ce cas – que l’assistance n’ait pas été plus nombreuse pour un spectacle d’une telle qualité, aussi rare.

Tchernobyl, my love forever. Par Roland Sabra (Mars 2016)

(…) Nul artifice dans ce travail, les chants sont a capela, ils nous disent l’avant et l’avenir radieux que promettait le soviétisme, la terre et les moissons qui ne seront plus, l’amour et la mort en un corps dévasté.
A l’exceptionnel de la situation qui nous est contée se construit en contrepoint une mise en scène d’une radicalité à la hauteur du récit. Dans son dépouillement extrême le travail présenté est un des plus beaux et des plus somptueux qu’il nous ait été permis de voir en Martinique. Au noir final la salle jusque là en apnée, glacée, saisie, a érupté dans un applaudissement sans fin. Nul ne sort indemne d’une telle présentation. Et surtout pas toi lecteur, qui connaissait le thème, le lieu et l’heure du spectacle et qui par pusillanimité n’est pas venu, ton « n’en-rien-vouloir-savoir », de quoi est-il complice ?